17.jan.2011 Un site institutionnel peut-il être utile ?
Au mieux, un site institutionnel ne va concerner que les publics proches de l’entreprise. Ses rubriques plébiscitées vont être : les coordonnées, les offres d’emploi et les communiqués de presse. Pourtant c’est un exercice obligatoire pour une entreprise, qui a besoin d’avoir un lieu d’expression officiel et maîtrisé.
Il y a pourtant une façon intéressante de réconcilier le discours institutionnel et l’intérêt du grand-public. Le cas du site vivonslimmobilier.fr, commenté par Cédric Deniaud en est un exemple…réussi. Construit sur un socle Blogspirit, ce site vise tous ceux qui cherchent de l’information sur l’immobilier en leur proposant un module de questions réponses et un magazine d’information pratique sur l’accession à la propriété.
La tactique consiste donc à construire à côté du site institutionnel, un autre site media et/ou de service. C’est un schéma intéressant pour plein de raisons :
– lisibilité de la ligne éditoriale : les contenus sur l’entreprise d’un côté, ceux sur son domaine d’expertise de l’autre
– référencement : liens croisés
– posture : le Crédit Foncier montre toute son expertise, tout en se mettant au service des internautes
– feedback : les questions réponses permettent de créer du contenu pour les internautes et du feedback pour l’entreprise
05.jan.2011 Le Tour de France passe par Facebook
Hier réservé aux marques jeunes et aux pure players, les media sociaux accueillent aujourd’hui les marques les plus grand public. Un exemple ? Le Tour de France et sa caravane publicitaire qui animent des stratégies multi canal, sur Facebook, les chaines de partage de vidéo, Twitter et via un blog dédié pour Cochonou.
Pourquoi communiquer via les media sociaux ?
– logique d’audience : le media phare des marques du Tour de France (type Cochonou) reste encore la télé pour sa capacité à toucher tout le monde massivement. Internet et les réseaux sociaux s’inscrivent dans une stratégie multi canal, pour aller chercher de nouveaux publics.
- logique d’éditeur : ayant investi pour produire leurs contenus « Tour de France », les marques cherchent à en amortir le coût. Les réseaux sociaux permettent d’élargir la visibilité d’un contenu à un coût très compétitif.
- logique d’événement : Internet et particulièrement les blogs, Facebook et Twitter, sont très réactifs à l’actualité. Normal qu’un annonceur les utilise lorsqu’il met fréquemment à jour ses contenus.
- logique de référencement : en essaimant ses contenus sur des lieux naturellement bien référencés par Google, l’annonceur augmente sa visibilité sur les moteurs de recherche. Et ce d’autant plus qu’il peut multiplier les liens entre plateformes.
AG2R, Nesquick et Cochonou
Remarquables les dispositifs media sociaux de ces trois marques :
- AG2R : entre le blog officiel, le fil twitter, la page Facebook, la chaine Youtube et le site de la marque, l’assureur a centré son dispositif sur les supporters de l’équipe AG2R La mondiale.
Je regrette la chaine Youtube animée avec les seuls spots publicitaire. Un dispositif bien animé mais qui peine à générer des commentaires.
- Nesquick : avec une véritable offre éditoriale pour les minots. Facebook (et au delà interne) sont vraiment conçus comme une extension du dispositif évènementiel.
- Cochonou : mon préféré. Un véritable éditorial 360 °, avec des contenus qui ont une personnalités : une approche contenu de marque vraiment réussie. Et une association marque et contenu franchouillard vraiment réussie.
15.déc.2010 Quelle est la véritable révolution iAd ?
En lançant Adwords et Adsense, Google avait frappé un grand coup, d’abord en ciblant la pub en fonction du contenu recherché par l’internaute, mais aussi en mettant son offre publicitaire accessible à tout le monde, quasiment en libre service, via une plateforme online.
Depuis, Yahoo, Microsoft ont suivi.
Nouvel entrant, Apple a fait la même chose avec iAd qui permet aux annonceurs d’acheter online de l’espace sur les applications iPhone et iPad. iAd est disponible en France depuis début décembre.
Les offres Apple et Google sont-elles identiques ? Il me semble que non.
Avec son ciblage par mot-clé, Google me paraît devoir rester le top pour les campagnes de performances. Google restera un vendeur de trafic ciblé.
Apple, lui, va vendre de l’expérience publicitaire. Avec iPad, Apple va redonner aux créatifs ce qu’ils avaient perdu avec les annonces de Google : la création publicitaire.
La vraie valeur de iAd va se jouer sur iPad, pas sur iPhone.
En utilisant la taille et la résolution de ses tablettes, ce qu’Apple va vendre, c’est de l’expérience publicitaire, pas du trafic.
Pour que le marché comprenne bien ce message, Apple dévoile progressivement l’info sur ses premiers annonceurs, qu’il a trié sur le volet :
– Renault, 1er investisseur online en France
– Perrier et Dita, sa nouvelle saga impertinente
– Tron Legacy, le tant attendu film des studios Disney
Google vend l’audience. Apple vendra-t-il la confiance ?
24.sept.2010 Signal anti âge : un dentifrice pour rajeunir
Le dentifri
ce, souviens-toi, tu as commencé dans l’espoir d’éviter les caries. Après, pour lutter contre l’haleine de poney mort. Maintenant on te propose de te brosser les dents pour éviter de vieillir. Tu es perplexe. Demain, il va restaurer les défenses immunitaires et lutter contre la déforestation.
L’innovation marketing ne repose pas toujours sur une innovation produit, c’est évident. C’est tout le talent des chefs de produit de croiser les promesses, pour donner parfois des chimères improbables.
Imaginez un jour la puissance du marketing au service d’une consommation responsable et d’un développement durable…
14.sept.2010 Comment choisir un nom pour un site internet ?
J’aime cette question. On se la pose tout le temps. Agence, éditeur, marque, institution, particulier, on se la pose à chaque début de projet web et malgré ça, elle n’a toujours pas trouvé de réponse définitive.
Essayons de faire avancer la science.
Comment choisir un nom de domaine ?
Dans la grande majorité des cas, c’est le nom de domaine qui va donner son nom au site. Il peut être différent de la balise Title et du logotype du header, mais souvent ces 3 signifiants se font écho.
A quoi sert le nom de domaine ?
Un nom de domaine a deux fonctions :
– une fonction d’identification : c’est ce qui permet aux internautes et aux moteurs de recherche de trouver le site
– une fonction de communication : qui va donner à l’internaute des indications sur le contenu, les valeurs, la localisation, le domaine d’activité. C’est vrai aussi pour les moteurs, mais dans une moindre mesure.
Qu’est-ce qu’un bon nom de domaine ?
Il n’y a pas de bon nom de domaine dans l’absolu. Il y a des noms de domaine plus ou moins adaptés à des publics, à des stratégies. Et comme le champ des possibles est vaste, que les contraintes sont nombreuses, le choix d’un nom de domaine est souvent le résultat d’un compromis.
- Pour être facile à trouver, il faut penser internautes.
La vraie valeur de votre nom de domaine sera sa capacité à circuler, via les media traditionnels (la radio par exemple) et dans les conversations on et off line. Donc facile à mémoriser et facile à écrire.
- ce qui n’est pas toujours optimal pour le référencement
Votre business dépend beaucoup de votre référencement. Vous êtes alors tenté d’utiliser un nom de domaine comportant un ou plusieurs mots clé. Dès que vous avez plusieurs mots-clé, vous devrez alors utiliser des tirets, ce qui pose problème pour les internautes.
Je prône, quant à moi de ne pas utiliser les tirets dans son nom de domaine, sauf, peut-être, pour une cible professionnelle pour qui cela me semble plus naturel. Pour le référencement, vous pourrez toujours jouer sur d’autres paramètres, comme la syntaxe d’url, pour compenser l’absence de mot clé dans votre nom de domaine.
- un nom de domaine c’est aussi un indice.
Dans sa fonction de communication, le nom de domaine est un message clé adressé à l’internaute. Il doit lui donner une idée de ce qu’il va trouver, et il faut que cette idée lui fasse le plus envie possible. C’est là tout un art, d’expression, de concision. Et comme tout art, il a ses modes…qui se démodent ou qui restent
Enfin, l’extension doit être pensée. Il y a deux types d’extension. Celles qui renseignent sur la localisation : les .fr, les .de et les .com que l’on choisit systématiquement pour les sites groupe et celles censées renseigner sur le secteur d’activité : .ORG pour les ONG, .TV pour les vidéos etc…
13.sept.2010 Flop ou top : Special T va-t-il marcher ?
Avec Special T, le groupe Nestlé parviendra-t-il à créer un nouveau comportement de consommation, comme il y est parvenu avec Nespresso ?
Difficile de passer à côté du lancement de la machine à thé et de ses dosettes : film TV d’une minute, campagne de relations presse. Le groupe Nestlé joue un gros coup en appliquant au thé le principe marketing Nespresso : un produit d’appel que l’on vend à un prix abordable (la cafetière) pour générer des ventes d’un consommable (la dosette) sur lequel la marge est confortable.
La machine marketing est parvenu à faire de « Special T » un vrai sujet de discussion. Mais le discours est-il positif ?
Globalement oui quand on regarde la blogosphère féminine, chez Au pays des merveilles, par exemple et les avis consommateurs de looneo.
Le risque existe pourtant que les consommateurs se détournent d’une innovation un peu trop visiblement marketing, très chère et pas écolo, comme l’en accuse un article de rue89 très commenté.
09.sept.2010 Sous la tinette
La moitié de la population mondiale fait ses petits besoins dans la nature. Et nous ? Nous, qui avons droit aux latrines, est-ce que nous nous représentons toute l’industrie qui est derrière nos petits besoins ?
« Chiottissime », organisé par le SIAAP* est une exposition de 46 photographies de toilettes all over the world.
L’expo a l’air sympa et saluons la démarche de communication, le choix d’un angle original, décalé et sans tabou pour mettre en lumière une industrie aussi indispensable que méconnue.
La preuve, une fois de plus, qu’il est possible de produire des contenus intéressants en déportant le regard, en s’écartant du propos 100 % institutionnel. Que c’est de cette manière que l’on fait des bonnes Relations Publiques et peut-être un peu de buzz…
*(Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération parisienne)
27.août.2010 McDonald et Asterix
Que le célèbre village gaulois puisse tenir un de ses banquets dans un établissement McDonald est « too much » pour beaucoup d’internautes qui ont vertement critiqué la dernière campagne de McDonald « Venez-comme vous êtes ». L’AFP s’est même fait l’écho de cette indignation dans une dépêche.
Les opposants sont à ranger dans deux familles : ceux pour qui cette campagne est une preuve du déclin de la série et ceux qui ne supportent pas que l’irréductible village gaulois puisse pactiser avec la multinationale tenue comme le symbole de l’uniformisation du goût.
Alors qu’est-ce qui a pu pousser les ayants droits de la série à accepter un deal, dans lequel ils ne gagnent rien – sinon quelques K€ supplémentaire ? Sans doute l’humour quand on réfléchit bien. Ca doit être le côté incongru d’imaginer Astérix et Obélix manger des Big Mac au lieu des sangliers – pauvre Obélix – qui les a fait marrer et les a motivé. Moi je trouve ça réussi. C’est marrant. Et bien vu pour l’agence : les 2 héros sont mondialement connus, adorés par les enfants et, en prime, elle s’offre une mini polémique. Donc du buzz…